.: Organisation pour Bâtir dans l'Union un Togo Solidaire :.

EXPOSE LIMINAIRE DEJEUNER DE PRESSE DE L’ANNEE

Mesdames, et Messieurs les journalistes, 

Nous sommes heureux de vous retrouver ce jour, à l’occasion du déjeuner de presse annuel qu’organise notre formation politique.

 

Soyez assurés de ce que ce déjeuner de presse qui nous réunit ce jour, se veut convivial et soucieux d’un échange fructueux.

Nous  évoquerons des sujets tirés de l’actualité politique nationale et de l’actualité internationale.

Nous évoquerons le sujet de la décentralisation, car  sur ce sujet, la formation politique OBUTS s’est inscrite dans une démarche pédagogique afin de permettre au plus grand nombre de bien appréhender le sens et la portée de la décentralisation en vue d’une parfaite appréciation des choix et de l’orientation que les pouvoirs publics voudront imprimer à ce processus.

Nous  serons également attentifs au propos qu’exposera un expert en la matière, et nous aurons tout le loisir de lui poser des questions relativement à nos préoccupations.

Il vous répondra et nous pourrions l’aider à mieux éclairer vos lanternes et celles de ceux qui nous écoutent en dehors de cette salle.  Sans plus tarder permettez-moi  d’entrer dans le vif du sujet.

REPUBLIQUE TOGOLAISE 56 ANS DEJA

La célébration du 56ième anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale, de notre cher pays, le Togo  fut marquée par une série d’inaugurations d’infrastructures grand public  allant des transports aériens, à l’assainissement en passant par l’industrie hôtelière, et l’intermédiation financière, sans oublier le lancement des prestations en matière d’assurances pour les bénéficiaires du FNFI. Cet ensemble qui nous a paru refléter l’intérêt général, est à saluer.   

Pour les togolaises et les togolais, la commémoration du 27 avril est  aussi, un jour de jubilation populaire chargé de forte émotion dans la vie de notre Nation.

La République entretient la mémoire de la Nation; elle commémore par la fête nationale du 27 avril un évènement fondateur qui a construit la Nation togolaise au moyen de nombreux temps forts qu’il serait fastidieux d’énumérer ici.

Ainsi que nous en avions fait mention avec force et conviction dans notre message à la nation, le 27 Avril c’est aussi l’occasion, de réaffirmer notre engagement à contribuer à promouvoir à tous égards, notre cher pays, son cheminement démocratique, l’État de droit, la juste répartition des richesses nationales, et le mieux-vivre ensemble.

En cette date du 27 avril nos pensées  furent dirigées vers ces héros connus ou anonymes auxquels nous n’aurons de cesse de rendre hommage, car par leur courage, par leur vaillance, et par leur sacrifice, ils contribuèrent au péril de leur vie, à l’émancipation, et à la conquête de la liberté sur toute l’étendue de notre territoire national.

Aujourd’hui, togolaises et togolais issus de toutes les villes, régions et contrées,  sommes collectivement les héritiers des fruits de la lutte que nos braves aïeuls livrèrent dignement contre l’asservissement de notre peuple, parce qu’ils crurent en notre destin commun.

Que soit sublimé, le souvenir immortel et émouvant de ces citoyens extraordinaires, des plus célèbres aux plus humbles d’entre eux, qui portèrent haut, les idéaux de liberté, de cohésion nationale, et de la prospérité partagée.

Que l’évocation de ces citoyens extraordinaires, nous inspire, et nous fortifie à tout instant dans notre engagement résolu à faire de notre pays, une Grande Nation, et de son peuple, un peuple uni et soudé pour des conquêtes libératrices de la pauvreté, de la misère, de la discrimination et des querelles byzantines.

Enfin le 27 Avril 2016 ce fut aussi la Lettre Pastorale de la Conférence des Evêques du Togo, dont le message  empreint de sagesse invite les Gouvernants, les acteurs politiques, ceux la société civile, les chrétiens et l’ensemble du peuple togolais, à un Nouveau Départ, à un Nouvel Engagement, dans la Vérité et la Responsabilité, au service exclusif des intérêts de notre Pays.

Cet appel convoque chacun à une prise de conscience collective pour  lever ensemble dans la justice et la fraternité les freins rédhibitoires à l’émergence d’une Nation moderne, démocratique, soucieuse des droits et des devoirs  pour tous garantissant le progrès individuel de tous, et le bien- être de chacun.

SECURITE INTERIEURE ET SOUS REGIONALE

Il n’y a de développement durable sans la paix et la sécurité. Nous saluons le climat de paix qui règne dans notre pays, et invitons chaque citoyenne et chaque citoyen togolais à contribuer à son renforcement.

Pour ce faire, le dialogue et la recherche permanente de compromis doivent  inspirer nos choix citoyens et nos inclinations politiques. C’est dans la confiance mutuelle que nous devons ensemble relever les défis auxquels la Nation est confrontée.

La formation politique OBUTS condamne les extrémismes de tout bord et invite tous les acteurs politiques et ceux de la société civile à la modération  afin ne pas porter préjudices au calme qui prévaut dans notre pays. Elle appelle en outre les jeunes à refuser de recourir à  la justice populaire pour régler leurs différends.

S’agissant de la sécurité sous régionale, la formation politique OBUTS se réjouit de la tenue ce 14 mai 2016 à Abuja d’un Sommet International sur la sécurité et l’évaluation de la lutte engagée contre le groupuscule terroriste Boko Haram avec la participation de plusieurs Chefs d’Etat de la Sous région, dont le Chef de l’Etat Togolais, et avec un invité de marque le Président de la République Française monsieur François Hollande dont le pays avait abrité la première édition de ce Sommet le 17 mai 2014, il y a deux ans jour pour jour.

La formation politique OBUTS  exprime le vœu de ce que les conclusions et les engagements qui seront issus des travaux d’Abuja renforcent le dispositif de lutte contre le terrorisme, source de haine et de barbarie dans un monde en quête de paix, de fraternité, et de quiétude.

DOSSIER DES INCENDIES DES MARCHES DE LOME ET DE KARA

S’agissant de la déplorable affaire relative aux incendies des marchés de Kara et de Lomé, sous toutes réserves, la formation politique OBUTS note avec satisfaction que les juges d’instruction en charge de ce dossier ont pris  une ordonnance de non-lieu pour défaut de preuves, au bénéfice d’un certain nombre de personnes jusqu’à lors placées sous contrôle judiciaire. 

La formation politique OBUTS se réjouit de la disculpation de son Président.

La Formation politique OBUTS  fait confiance à la justice de notre pays, et s’en remet à sa bonne administration et à la sagesse des magistrats instructeurs, relativement à la situation de son Premier vice-Président, en ce qu’il affirme solennellement, et en conscience, être totalement étranger à ce sinistre qui continue d’ impacter négativement l’économie togolaise.

La formation politique OBUTS encourage le gouvernement dans la mise en œuvre et le renforcement des dispositifs du projet PARMCO (Projet d’Appui à la Reconstruction des Marchés et aux Commerçants de Kara et de Lomé) en vue de la relance effective des activités des opérateurs économiques sinistrés, tout en restant très attentif à leurs préoccupations.

Il urge de mobiliser et de rechercher des sources de financement additionnel pour faire renaître de leurs cendres le Grand Marché de Lomé et celui de Kara véritables carrefours de développement du commerce régional, et de boosteurs de l’économie nationale.

NECESSITE DES REFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES

Ce sujet a  de façon prépondérante dominé le débat politique dans notre pays et ce, avec raison.

Le pouvoir politique en a pris la mesure  et a même décidé de créer une Commission chargée de réfléchir et de proposer des options susceptibles d’emporter en responsabilité l’adhésion de tous, et  plus particulièrement de la classe politique.

Nous accueillons favorablement la nomination de la Présidente de cette Commission ; en revanche, nous exprimons le regret de ce que les hommes et les femmes qui doivent l’épauler dans cette mission ne soient à ce jour pas encore connus.

Afin d’éviter que ce sujet fasse l’objet d’interminables polémiques et de clivages stériles au sein de la société civile, ainsi qu’au sein de la classe politique, la formation politique OBUTS exhorte la puissance publique à procéder dans un délai raisonnable, à la désignation des membres de cette Commission, et [la] renvoyer à[ses] obligations  liées par un agenda précis.

ECONOMIE ET LUTTE CONTRE LES INEGALITES SOCIALES

Dans notre pays, il est  hélas fait constat de ce que la pauvreté s’étend  dorénavant aux zones rurales et périurbaines.

Une large majorité des populations y résidant sont privées d’accès aux soins de santé, à l’électricité,  aux moyens de communication les plus élémentaires, à la scolarisation, sans oublier les carences alimentaires et la malnutrition qui  constituent le lieu commun de cette frange de la population.

Il urge que des réponses  a minima soient apportées aux attentes des populations concernées.

S’agissant du  Programme d’urgence de développement communautaire pourvu d’une dotation substantielle de plus de 130 Milliards de Francs CFA, il  constitue à nul doute, un bel outil dont le déploiement rapide est de nature à créer l’espérance auprès de nos populations démunies, dont le pouvoir d’achat subit une érosion constante, et sans ajustement.

Des actions sociales vigoureuses devront être entreprises en faveur des populations concernées.

EMPLOI DES JEUNES

Le chômage des jeunes demeure le défi majeur de notre politique pour l’emploi et constitue une interpellation collective.

La formation politique OBUTS ne préconise aucune création ex-nihilo en cette matière; cependant, il lui paraît que cet épineux sujet constitue un axe de concentration et de travail fécond pour l’avènement d’une politique ambitieuse de l’emploi des jeunes au Togo.

La précarité, et la pauvreté touche un trop grand nombre de nos jeunes, titulaires d’un diplôme ou d’une formation diplômante, ou dépourvus de diplôme ou de formation professionnelle.

Or, chacun dans notre Cher pays le Togo, doit pouvoir s’instruire, se former, avoir une activité professionnelle, se constituer un patrimoine, assurer son bien-être, et le bien-être des siens sans être écrasé par le poids du désespoir et de l’impécuniosité.

La prospérité partagée  étant un élément essentiel du mieux-vivre ensemble.

Subséquemment, Il nous paraît propice qu’un protocole de thérapie soit imaginé pour redonner de l’espoir à cette frange de notre société qui ne demande qu’à libérer son génie au profit de la collectivité nationale ; qui ne demande qu’à être à l’initiative comme ressort de l’économie nationale.

Dans le même temps, nous observons que dans le même temps les inégalités entre riches et pauvres s’agrandissent comme jamais dans l’histoire de l’humanité.

Songez qu’en 2014, cinquante (50%) des richesses de la planète étaient détenues par quatre-vingt (80) personnes, sur les sept (7) milliards d’âmes qui peuplent les cinq (5) continents.

Ce constat est planétaire et notre pays n’échappe pas à cette triste réalité.

Face à tous ces défis nous devons nous organiser collectivement et individuellement aux fins d’apporter des réponses appropriées aux aspirations légitimes de nos populations,  lesquelles aspirations se résument à une quête de bien-être partagé.

À cet effet, la formation politique OBUTS promeut les valeurs républicaines que sont la responsabilité, l’éthique, l’impartialité, la solidarité, et l’égalité des droits et devoirs pour tous. Ces valeurs fondamentales doivent quotidiennement, s’incarner dans nos actions et réalisations.

OFFICE TOGOLAIS DES RECETTES

La formation politique OBUTS salue les efforts déployés par l’Office Togolais des Recettes dans sa mobilisation tendant à perception des créances fiscales, au même titre que les opérations d’assiette et de contrôle, par application du respect du principe d’égalité des contribuables devant l’impôt.

Pour autant, s’agissant du [service des impôts des entreprises], des modalités, et mesures préalables à la mise en œuvre de l’action en recouvrement forcé nous paraissent de bonnes méthodes afin d’éviter de provoquer une psychose dans les milieux d’affaires dont certains acteurs désertent notre pays.

Tous les cris de désarroi qui nous parviennent des opérateurs économiques de notre pays attestent de ce que, il y a matière à repenser la stratégie de mobilisation des créances fiscales, pour ne pas décourager les contribuables, et les pousser à rechercher des alternatives dommageables pour l’économie nationale.

A cet égard, il est à relever que les contrôles et les redressements rétroactifs récurrents de l’OTR, le retard dans la mise en œuvre des nouvelles dispositions du nouveau code des investissements et l’API-ZF pénalisent la compétitivité de nos entreprises, ralentissent l’investissement et de facto la création d’emplois en faveur des jeunes.

Il y a lieu d’envisager diligemment des concertations avec les milieux d’affaires pour recréer la confiance, maîtriser la pression fiscale, et  mettre en mouvement les aménagement fiscaux indispensables pour la relance de l’économie nationale.

DECENTRALISATION ET DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE LOCALE

Ce sujet fait débat au sein de la classe politique.

Constamment repoussée aux calendes grecques, le sujet de la décentralisation apparaît aujourd’hui, comme un  système d’administration qui permettra au  [Pouvoir central]  de se concentrer sur l’essentiel de ses attributs régaliens.

Ainsi, il nous paraît envisageable, le transfert  aux collectivités locales décentralisées et aux élus locaux,  du pouvoir local d’administration, en dotant les collectivités locales décentralisées, de la personnalité juridique, d’autorités propres et de ressources sous le contrôle de l’Etat et sous la supervision des mécanismes institutionnels. est envisageable.

Nous regrettons la démarche empruntée par la puissance publique, car elle est dépourvue de méthode, et risque à terme, de déboucher sur des crispations inutiles.

Refuser le débat avec tous les acteurs politiques, sur un sujet qui déchaîne les passions et vouloir enfermer ce sujet au cœur de l’institution parlementaire, est une démarche réductrice de l’expression publique et du débat  démocratique, car ce n’est  qu’à l’issue d’un riche débat politique et citoyen sur la question, que l’institution parlementaire pourra procéder à des arbitrages résultant du débat parlementaire, sur l’impulsion du Gouvernement.

C’est pourquoi, la formation politique OBUTS exhorte le gouvernement à ouvrir le débat, afin qu’ensemble nous portions consensuellement ce projet de grande importance pour le développement de toutes les localités de notre pays.

La formation politique OBUTS, soutient qu’il nous faut certes hâter le pas, cependant, sans précipitation, pour engager le processus de décentralisation du Togo, avec méthode, doigté, et intelligence.

Dans ce débat, la formation politique OBUTS préconise le triptyque : Concertation - Réflexion - Décision, à l’exclusion des injonctions des diffuseurs de solutions péremptoires et autres "y’a qu’à ! faut qu’on !". 

LE MONDE EN PERPETUELLE MUTATION

Les grandes mutations qui affectent l’humanité seraient de nature à profondément modifier le monde et à imposer une troisième révolution industrielle.

Le futur serait au « pouvoir latéral », en d’autres termes, à celui des réseaux qui démultiplient les interactions entre les individus. Les hiérarchies verticales cédant la place aux réseaux coopératifs où chacun s’enrichirait du partage avec l’autre.

Des robots humanoïdes prendraient la place des ouvriers dans les usines, et dans d’autres activités humaines comme la santé et l’éducation. Plusieurs milliers d’emplois nouveaux seraient ainsi créés.

Partant de l’idée qu’une révolution industrielle associe un référentiel énergétique et un mode privilégié de communication les experts nous indiquent qu’au 19ièmesiècle l’alliance du Charbon et l’imprimerie provoqua la première révolution industrielle.

La seconde est celle de la combinaison du pétrole et des réseaux électriques. La troisième dans laquelle nous faisons notre entrée de plain pied, est celle qui résulte de la combinaison des énergies vertes et de l’économie numérique.

Pour tirer meilleur profit de ce nouveau monde qui émerge progressivement la formation politique OBUTS recommande aux pouvoirs publics la démocratisation de l’internet et de l’outil informatique.

En opportunité, et à cet égard, la formation politique OBUTS se réjouit de l’annonce récente du gouvernement, décidée en conseil des ministres, et aux termes de laquelle il sera procédé à la suppression des taxes à l’importation sur tous les produits rattachés à outil informatique, aux nouvelles technologies, et à l’économie numérique Incontestablement, cette mesure qui entrera en vigueur à l’horizon de 2017 est de nature à rendre au bénéfice du plus grand nombre de nos concitoyens, l’acquisition desdits équipements, à prix convenable.

Ensemble et dans la fraternité, conjuguons nos efforts pour Bâtir une société de justice, de paix, et de responsabilité.

 

Fait à Lomé, le 14 mai 2016

Agbéyomé Messan KODJO

Président National OBUTS

Communiqué

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