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Biographie

Agbéyomé Messan KODJO n’est pas un inconnu de la classe politique togolaise, ni du grand public. Il est né le 12 Octobre 1954 à Tokpli ( Préfecture de Yoto) dans le Sud Est du Togo, dans une famille modeste. 

Docteur en Sciences de Gestion des Organisations de l’Université de Poitiers en Janvier 1983, il maîtrise parfaitement le fonctionnement de l’Administration Générale et des Entreprises publiques. Nommé Directeur Commercial de la SONACOM en 1985, il doubla le Chiffre d’Affaires de cette Société avant d’être appelé pour la première fois au Gouvernement le 19 Décembre 1988. 

M. KODJO a été Ministre de la Jeunesse , des Sports et de la Culture (1988-1991) , Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité ( 1992-1993). Il organisa avec succès le référendum constitutionnel du 27 Septembre 1992 qui donna naissance à la Loi fondamentale du Togo, promulguée le 14 Octobre de la même année. 

Il démontrera sa capacité de gestion avec le redressement du Port autonome de Lomé, ruiné par une grève générale illimitée déclenchée le 16 Novembre 1992, désorganisa l’ensemble de l’économie nationale. Il créa un climat de paix et de confiance au sein de l’Entreprise, et développa une synergie entre les acteurs portuaires pour la conquête des marchés de l’Hinterland. 

M. KODJO, par son dynamisme et sa rigueur, transforma l’institution moribonde dont il hérita en une véritable entreprise prospère qui faisait la fierté du pays. Son passage au Port de Lomé est encore aujourd’hui salué par les usagers portuaires, ainsi que le personnel de ce poumon de l’économie nationale. Il laissa une marque de référence sur le Port de Lomé au sein de la Communauté Portuaire Internationale « La Passion de l’Efficacité » 

A la faveur des législatives de Mars 1999 il fut plébiscité par les populations de la 3ième Circonscription électorale de Yoto, et fut élu par ses pairs en Juin 1999 au poste de Président de l’Assemblée Nationale. A ce poste il engagea de profondes réformes, ce qui conféra à cette institution un rayonnement particulier. 

Il institua pour la première fois dans l’histoire du Togo, le Parlement des Jeunes, dont la première édition fut un véritable succès. Sous sa Présidence, l’Assemblée exerça effectivement ses prérogatives de contrôle de l’action gouvernementale, par des interpellations régulières des Ministres, ou des Commissions d’enquête parlementaires, ceci pour éclairer le peuple sur ses sujets de préoccupations. Les conséquences de cette politique se sont traduites par un paiement régulier des salaires, des bourses et pensions et une réduction des dépenses publiques et des missions des agents de l’Etat à l’Etranger. L’Assemblée a par ailleurs contribué à la simplification des procédures d’ obtention rapide des passeports, démocratisant ainsi l’accès à cette pièce d’identité vitale pour chaque citoyen. Il jouissait d’une grande confiance auprès de ses pairs qui l’estimaient beaucoup et honoraient son institution à chaque rentrée parlementaire. 

Il sera appelé le 29 Août 2000 à conduire l’action du Gouvernement, suite aux brillants résultats qu’il enregistra à la tête de l’institution parlementaire. 

Il engagea une politique hardie d’assainissement du cadre macroéconomique, séduit les bailleurs de fonds notamment les institutions de Brettons Wood, et exécute dans les formes avec succès le Programme Intérimaire Renforcé du FMI, remplissant ainsi les conditions de la reprise de la coopération financière avec ces deux institutions jumelles de Washington. 

Sous sa direction le Gouvernement réalisa de nombreuses performances économiques, et assurait la couverture des besoins primaires des populations, et obtint ainsi le satisfecit du Fonds Monétaire International. 

L’engagement pour la démocratie de M. KODJO ne s’est pas fait sur le tard Après le sommet de la Baule en 1990, alors qu’il était le benjamin de l’équipe Gouvernementale, il proposa au Chef de l’Etat la réhabilitation de l’Hymne National « LA TERRE DE NOS AIEUX ». Malgré les premières résistances, il eut gain de cause quelques mois plus tard. 

Au lendemain de l’échec de l’Accord Cadre de Lomé, il engagea avec certains responsables du RPT, la réflexion sur une voie de sortie de crise du Togo pour soulager les populations exténuées par le poids des sanctions économiques. 

Il apportera dans la droite ligne de cet engagement son soutien à l’action entreprise par un membre du comité central du RPT, qui, exaspéré par les habitudes de la maison, exprimait son désarroi dans une lettre à ses collègues de l’organe central du parti au pouvoir. Il refusa de signer la lettre de condamnation de l’auteur de la mise en cause publique du RPT. Ce fut le début de ses malheurs et la chronique de sa démission. 

Impunément menacé de mort par un Officier de l’Armée proche du pouvoir dont on connaît les méthodes, il dut prendre le chemin de l’exil. 

Il publia le 27 Juin 2002 un document sous forme de testament intitulé « IL EST TEMPS D’ESPERER » qui décrit les dysfonctionnements de l’administration générale et de l’économie nationale. Malgré le recul du temps, les cris des sirènes de cette espérance résonnent de façon stridente aujourd’hui plus que jamais dans l’ensemble du pays. 

Il s’exila en France et fut l’objet d’un lynchage médiatique d’une rare violence pendant plusieurs semestres. Il sera faussement accusé d’avoir détourné les crédits de financement de 10 Milliards mis en place par la BOAD et l’AFD pour des investissements au Port de Lomé. Il fut l’objet par ce motif fallacieux d’un mandat d’arrêt international. 

Revenu de son gré au Togo le 8 Avril 2005, pour honorer les sépultures de ses parents décédés au cours de ses trois années d’exil en France, il fut arrêté à la frontière de Sanvee-Kondji inculpé par le Doyen des Juges d’Instruction qui qualifia de crimes les délits fictifs qui lui sont reprochés aux seules fins de se donner les moyens de l’inculper, ce en l’absence de son avocat. Il faut souligner que si les délits imaginaires reprochés étaient fondés ils tombaient de toute façon au moment de l’accusation sous le coup de la prescription. Une telle confusion de la part du Doyen des Juges d’Instruction est l’expression de l’insécurité judiciaire à laquelle se trouve exposée les togolais. 

Transféré sous bonne escorte militaire, menottes aux poignets comme un malfrat dangereux, à Kara ville située à 400 Kilomètres de Lomé, il y connaîtra l’univers carcéral, sous la stricte surveillance des Bérets Rouges et y subira toutes les formes les plus inhumaines et dégradantes de torture et ce pendant 60 jours. 

Jugé le 26 Avril 2005 au Tribunal de Première Instance de Kara, sa défense sera assurée par plusieurs avocats internationaux dont les plus célèbres sont Me Mario STASI, Ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris, Me El Hadj DIOUF et Me Aïssata TALL du Barreau du Sénégal, et Me DEGBE du Barreau du Niger. Ces avocats seront aidés par leurs confrères inscrits au Barreau de Lomé, ayant pour chefs de file Me AKAKPO Martial et Me BOTOKRO. 

Il faut relever qu’à cette audience du 26 Avril 2005 les Banques dont les financements auraient été détournés selon l’accusation, avaient apporté un démenti cinglant aux mensonges du Gouvernement. Mieux, la confidence du Procureur Général aux avocats de la défense illustre la parodie judiciaire dont M. Agbéyomé KODJO fut victime. Le PG de la République Togolaise confus par la dénégation des Banques prétendument spoliées confia à l’un des avocats de la défense en substance ceci : « Le PM n’a commis aucun délit, ma mission et celle de mes Collègues juges étaient de lui taper un peu sur les doigts pour sa rébellion contre le Général Eyadema qui l’aimait pourtant bien » Le PG confirme par cette déclaration l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques que l’ancien Premier Ministre dénonçait dans son document du 27 Juin 2002. 

Le 10 Mai 2005, la Chambre d’accusation statuant en délibéré sur le jugement du 26 Avril rendait public son arrêt qui sonne comme un coup de semonce contre les contrefacteurs : « LE DELIT REPROCHE A L’ANCIEN PREMIER MINSITRE RELEVE DU DOMAINE DE L’IMPOSSIBLE, ORDONNE SA LIBERATION IMMEDIATE ET CONDAMNE L’ETAT A SES DEPENS », et ce en présence du PG de la République Togolaise qui ne fit aucune objection et qui pourtant quelques heures plus tard fera appel de la décision de la Chambre d’accusation, violant ainsi son intime conviction de l’innocence du prévenu, et confirmant la subordination de la justice au pouvoir politique, qui redoutait la mise en liberté de l’ancien Premier Ministre du Général Gnassingbé Eyadema. 

C’est sur des pressions de la Communauté Internationale , notamment de la France et du Vatican, que nuitamment le 7 Juin 2005 à 19h30, la nouvelle de la libération du Célèbre Prisonnier du Camp de Torture de Kara sera connue. Mais les nuits n’étaient pas sûres au Togo en ce moment, M KODJO ne quittera ses geôliers que le 8 Juin 2005, tôt dans la matinée. Il se rendra aussitôt à l’Eglise pour remercier Dieu de sa présence à ses cotés durant cette épreuve qu’il a traversée. 

Depuis sa libération, le pouvoir rechigne à honorer les frais de justice auxquels il est pourtant condamné par l’institution judiciaire. M. KODJO Agbéyomé se réserve le droit à tout moment de traduire l’Etat devant la justice, pour dénonciation calomnieuse, incarcération abusive, torture et traitements inhumains et dégradants. 

Le Président de l’OBUTS est marié et père de famille. C’est un fervent catholique. Il assure la Présidence du Groupe Afrique du Forum Francophone des Affaires et est Expert Stratégique de l’Agence des Banques Populaires pour la Coopération et le Développement. 

Communiqué

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