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MISE AU POINT OBUTS DU 11 JANVIER 2018

IMPÉRATIF DE COURAGE ET DE RESPONSABILITÉ POLITIQUE

 

Le 10 janvier 2018, il fut mis en ligne sur le site Internet d’information et d’actualités dénommé : [togoonline.co.uk] , un "billet" accessible à lecture de tous, via le lien [http://www.togo-online.co.uk/togo/agboyome-kodjo-reconnait-lexploitation-petrole-togo/.] 

 L’auteure du contenu de la publication qui ne saurait être appréciée autrement que d’inexacte, de diffamante, et de calomnieuse est Madame Apevi Marcelle qui a cru pouvoir avec légèreté, imputer à ma personne des propos fantasmés, aux termes desquels j’aurais prétendument reconnu dans un passé récent, que le Togo exploite du pétrole.  

Une telle imputation portée par des allégations calomnieuses revêt un caractère diffamatoire, et outrageant en ce que l’auteure de l’imposture ainsi diffusée, serait en mal d’apporter le moindre élément matériel à charge, le moindre élément de preuve, et/ou le moindre élément matériel tendant à étayer les fictions dont est coutumier le journal électronique dont s’agit.

 

En effet, depuis des lustres, le site Internet incriminé n’a eu de cesse de vouer ma personne aux gémonies, et d’accabler sans discontinuer ma personne, au moyen de rhétoriques diffamatoires, d’imputations fantaisistes, de critiques injustifiées et d’assertions mensongères dans le seul et unique dessein de nuire intentionnellement à mon honneur et à ma réputation.  

L’objectif visé étant bien entendu de laisser des traces dans l’opinion ; car comme dit le dicton « Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! »  

Pareil procédé dénote un non professionnalisme ; pareil procédé n’est pas respectable ; pareil procédé est judiciairement répréhensible. 

Face à la permanence de tant d’acharnement, je fais sommation à l’auteure dudit "billet" d’apporter par tout moyen qu’il lui plaira, la preuve de la véracité des faits imputés et/ou au soutien de ses allégations. 

Sur le fond, s’agissant du sujet en l’occurrence le pétrole, objet de surréalité, de supputations, d’allusions multiples, de fantasmes, et de schizophrénie, je soutiens avec la rigueur et le sérieux qu’appelle ledit sujet, disposer depuis 1998 d’un (1) litre de pétrole tiré de nos eaux territoriales. En revanche, je n’ai à aucun moment, affirmé ici ou ailleurs, que le Togo exploiterait et commercialiserait du pétrole.  

Les distractions à connotation hallucinatoire que d’aucuns s’autorisent à propager ne sauraient agrégées ma personne à un infamant délire auquel je ne souhaite en aucun cas être associé.  

Dans notre Cher pays le Togo, la gravité de l’heure requiert de tous les acteurs politiques, du courage et de l’audace politique ainsi qu’un sens élevé de responsabilité politique afin que nous parvenions ensemble à un Consensus politique républicain tendant à ramener la confiance dans le pays et à apaiser les cœurs meurtris, aux fins préserver les intérêts vitaux de la nation.  

C’est à cette œuvre et rien qu’à cela que je contribue et que je déploierai mon énergie contrairement aux élucubrations stériles sur un sujet dont l’économiste Koumou Thomas Président de l’Association de Veille Economique l’auteur de la révélation étayée avec de menus détails, qui fit un buzz a reconnu avoir été induit en erreur, et a eu la décence et le courage de présenter des excuses publiques pour clore définitivement cette farce.  

Par ailleurs, le présent -communiqué de presse- m’offre l’opportunité, de rappeler que de manière constante les différents Gouvernements de la République Togolaise soucieux de l’intérêt général et de l’optimisation des ressources de l’État, ont cherché à mettre fin à l’exception togolaise aux termes de laquelle les profondeurs des eaux maritimes territoriales togolaises seraient dépourvues de pétrole. 

Les résultats des travaux effectués par des différents groupes pétroliers en haute mer sur l’étendue périmètre maritime territorial, et portés à ma connaissance ès qualités, témoignent de ce qu’il y a au Togo des indices sérieux et une forte probabilité de ce que le plateau continental du Togo est susceptible de disposer des gisements de pétrole. Je dis bien susceptible. 

Les premières explorations effectuées par une  société norvégienne en 1998 Indiquaient que le puits trouvé lors du forage sous-marin pour l’ensemble des champs du bloc se situait à une profondeur de plus de plus deux-mille (2000) mètres, ce qui rendrait, il y a vingt (20) ans, le coût de production totalement prohibitif relativement au cours du prix du baril sur le marché international.  

Enfin, nul n’ignore qu’aujourd’hui le marché international du trading pétrolier est dépressif ; néanmoins, au Togo, des esprits chagrins ou esprits frappés de schizonévrose voudraient que dans le cadre d’un marché défavorablement fluctué, une imaginaire et bien improbable exploitation de pétrole prospèrerait par je ne sais quelle aberration nouvelle. 

La politique c’est bien l’art du management et de la communication intelligente tournés vers le bien-être des populations, contrairement aux mensonges et aux incantations qui nuisent à l’intérêt général !

 

Agbéyomé KODJO

Ancien Premier Ministre

Président national OBUTS

Mes Chers Compatriotes
Togolaises et Togolais


Plus qu’une tradition, la formation politique -Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire- (OBUTS), en cette fin d’année 2017 a une double obligation morale et politique de s’adresser à vous, militantes et militants et par-delà à l’ensemble du Peuple togolais, pour exprimer à chacun d’entre vous, des vœux d’une nouvelle année 2018 paisible, constructive porteuse de santé, de joie et de bonheur dans chaque famille.
L’année 2017 qui s’achève aura été marquée, par des évènements qui ont fragilisé le lien social et le tissu économique de notre pays. Par ailleurs, plusieurs de nos concitoyens civils et militaires furent malheureusement atteints dans leur chair. Aussi, il est à déplorer de considérables dégâts matériels, tant dans le domaine privé, que public.
En ces regrettables circonstances, il nous échet de renouveler affectueusement aux familles des victimes, nos sincères condoléances, notre compassion, notre solidarité, et nos souhaits de prompte guérison à l’endroit des blessés. Nos pensées se tournent également vers nos concitoyens qui traumatisés, ont dû se résoudre à trouver refuge dans les pays voisins, et ce, dans des conditions de vie difficiles, sans oublier tous ceux qui sont en détention pour quelque motif que ce soit.
La classe politique dans son ensemble, guidée par le seul souci de l’intérêt général, aurait pu éviter cette séquence politique tragique de notre histoire commune, pour peu qu’elle eut été en capacité faire montre de compromis politique, de plus de volonté politique, de lucidité politique, de responsabilité et d’audace politique.
En outre, face à tout contexte politique potentiellement périlleux, le compromis politique constitue une variable républicaine d’ajustement de pleine opportunité, auquel il est circonstantiellement judicieux de recourir sachant qu’il ne saurait être érigé au rang de compromission, ni d’épouvantail.
Nonobstant les préconisations de l’Accord politique Global du 20 Août 2006, et celles de la CVJR du 3 Avril 2012, l’opérationnalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles s’est heurtée d’une part, à l’absence de consensus républicain ; et d’autre part, à la carence de compromis politique, nous conduisant conséquemment, à la crispation politique dans laquelle le pays est figé.
Pareille situation socio-politique a manifestement servi de catalyseur à l’explosion de la colère populaire, révélatrice de la grave crise sociale que subit la population depuis plusieurs années.
Ainsi, depuis plusieurs mois, Lomé, la capitale togolaise ainsi que de nombreuses villes de l’intérieur du pays, et de la diaspora sont devenues le théâtre de manifestations récurrentes, par lesquelles, il est requis un nouveau contrat social, et une gouvernance politique plus transparente à tous égards, plus attentive des préoccupations des togolais, et uniquement guidée par le souci de l’intérêt général.
En l’état, il nous paraît, qu’il y a matière à prendre en compte les demandes exprimées, les étudier, offrir des réponses à la hauteur des attentes et dans le respect des principes républicains, et faire l’économie de tout acte répressif qui aggrave les tensions.
En opportunité, nous réitérons nos sentiments de vive gratitude à l’endroit de la communauté internationale qui ayant pris la mesure de la crispation politique qui enserre le pays et des possibles effets collatéraux qui impacteraient notre sous-région, a exhorté toute la classe politique à se mettre au tour d’une table aux fins de circonscrire les tensions, d’y trouver des solutions durables et pérennes à la crise que traverse notre pays.
Togolaises et Yves De Moroe Togo
Mes Chers Compatriotes
La situation que traverse notre pays est extrêmement préoccupante, notre cohésion sociale est menacée, notre économie fragilisée, notre système éducatif perturbé et désorienté, notre système de soins de santé publique déliquescent, notre pouvoir d’achat sérieusement érodé.
Le risque de voir le Togo affubler du statut de pays à hauts risques est élevé, car notre avenir peut s’apprécier d’incertain, en ce que la peur du lendemain s’installe dans les esprits.
Sans être exhaustifs, tous ces indicateurs référentiels et endogènes en appellent à l’ouverture immédiate et de toute urgence d’un dialogue inclusif et sincère dont les décisions doivent être exécutoires selon une procédure d’urgence.
Subséquemment, la formation politique OBUTS exhorte vivement toutes les composantes de la Nation à œuvrer sans relâche pour l’ouverture et la réussite du dialogue politique afin de préserver l’avenir de la Nation togolaise.
L’ampleur de la crispation politique actuelle est à l’aune de la grave crise sociale que connait notre pays, et seule une meilleure gouvernance adossée à une saine répartition des richesses nationales et à une lutte pugnace contre la corruption et le détournement des deniers publics s’avèreront la thérapie par excellence en vue de l’apaisement des cœurs et le retour de la confiance.
Il urge que les valeurs qui fondent notre société, et notre vouloir vivre-ensemble soient réhabilitées avec pour objectifs : le respect des règles républicaines, le triomphe de l’intérêt général sur des intérêts égoïstes, la recherche du bien commun sur le quant à soi, et la mutualisation du capital humain sur l’exclusion, encourager le mérite et le gout de l’excellence pour plus d’efficacité et d’efficience de l’action publique.
Mes Chers Compatriotes
Togolaises, Togolais
Les valeurs multimillénaires universellement partagées, de justice, d’intégrité, de dévouement, d’humilité, de souci de l’autre, d’amour, de partage, de pardon et de solidarité, doivent être au cœur de la vision d’ensemble qui doit structurer notre nouveau contrat social, afin de réactiver le moteur du génie inventif et créatif et du vivre-ensemble pacifique qui ont toujours singularisé le Togo dans notre sous-région.
La formation politique OBUTS, résolument engagée aux côtés du Peuple togolais, rappelle avec insistance que le dialogue politique souhaité par toutes les composantes de la Nation doit impérativement déboucher sur des institutions revalorisées, fortes et vertueuses à même de résister aussi bien aux caprices et aux appétits des hommes, qu’aux vicissitudes de l’Histoire.
C’est pourquoi, au regard de la crispation politique qui s’est installée dans notre pays, il incombe à chacun de faire l’économie de vaines chimères, car, chacun devra avoir à l’esprit qu’il ne saurait être question d’un énième dialogue politique de plus, ni d’une foire d’empoigne où un camp chercherait à triompher sur l’autre.
Tous, nous devons être guidés par le seul souci de faire gagner la Nation togolaise.
Servir le Togo avec amour et dans la vérité doit être notre seul objectif notre crédo.
Plaise à Dieu que 2018, voit s’ouvrir des lendemains radieux pour le Togo, pour les togolaises et les togolais.
Amour, Joie et Paix à l’Afrique et à l’Humanité tout entière.


Dieu bénisse le Togo !
Vive OBUTS !
Vive la République !

Au cours de la soirée du lundi 16 octobre 2017, notre pays a connu un regain de violences consécutivement à l’arrestation « manu militari » à Sokodé de l’imam DJOBO Mohamed Allassani. 


Ladite arrestation opérée en la forme « manu militari » et ce, dans des conditions peu respectueuses des règles procédurales en matière pénale et plus particulièrement de la présomption d’innocence garantie par la Constitution de notre pays, fut manifestement le facteur déclencheur de l’escalade de la violence observée ces dernières heures dans plusieurs villes de notre pays ainsi que dans l’agglomération Nord de la capitale Lomé, engendrant ainsi de graves échauffourées occasionnées par la confrontation et les brutalités qui intervinrent entre les forces de l’ordre et de sécurité et les populations sorties spontanément pour exprimer leur indignation. 


Le bilan de l’aggravation de la violence depuis le début de cette semaine est très lourd : Il est malheureusement à déplorer a minima six (6) pertes en vies humaines, plusieurs dizaines de blessés par balle et/ou par bastonnade féroce.


Plusieurs édifices publics et privés furent saccagés et incendiés ; des sièges de partis politiques furent détruits ; sans oublier les lourdes conséquences socio-économiques et les profonds traumatismes que subissent une fois encore toutes les populations togolaises en général et celles des villes particulièrement éprouvées. 
Depuis plusieurs mois, notre pays traverse une sérieuse crispation politique dont il convient, dès à présent, par discernement politique, de prendre toute la mesure. 
Nous dirigeants politiques togolais, ne pouvons plus nous claquemurer dans un rôle de « commis aux écritures comptables » ayant pour unique charge d’une part, de tenir un décompte macabre des morts et des blessés ; et d’autre part, de dresser l’inventaire des dégâts matériels. 


La formation politique OBUTS présente ses vives condoléances aux familles éplorées, sa compassion aux victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
En l’état, la formation politique OBUTS invite l’autorité compétente, à diligemment instruire les forces de l’ordre et de sécurité, à la stricte observance des dispositions légales prescrites en République du Togo dans le cadre d’une interpellation ; la cessation de toute violation de domiciles privés ; l’interruption de toutes intrusions par effraction au sein des domiciles privés ; l’arrêt immédiat de tous agissements délictueux dont sont les auteurs des « milices privées armées » sur toute l’étendue du territoire de l’État de droit qu’est le TOGO ; la libération immédiate de toutes celles et de tous ceux dont l’arrestation « manu militari » n’est ni conforme ni respectueuse des règles de droit qui régissent cette matière. 


La formation politique OBUTS réitère sa très vive préoccupation quant aux derniers développements de la crise socio-politique que connaît notre pays, et lance un cri du cœur à toute la classe politique en vue d’une solution consensuelle de sortie de crise politique rapide. 
Notre communauté de destin nous le commande et nous interpelle tous !


Au Togo, depuis des temps immémoriaux, nos valeurs sont au plus haut non pas quand nous rabaissons nos concitoyens mais quand nous essayons ensemble de porter haut toutes les filles et tous les fils qui fondent la communauté nationale.
L’appel à la haine, au meurtre, la destruction des biens publics et privés, la détérioration du mobilier urbain, les actes de vandalisme de toute nature sont à tous égards inadmissibles et fermement condamnables. 


La formation politique OBUTS en appelle à nouveau la sagesse et à la responsabilité politique du Chef de l’État afin qu’il prenne toutes les mesures audacieuses et salutaires tendant à l’arrêt de l’escalade de la violence ; à l’apaisement des cœurs meurtris et au renouement du fil du dialogue pour sauver la Patrie du danger qui rôde.
La formation politique OBUTS rappelle au Gouvernement que toutes les mesures nécessaires qui ont pour objet de juguler la crise politique qui prévaut, doivent impérativement respecter les principes républicains de protection des droits humains et s’interdire toute forme de violence, et d’actes inhumains et dégradants à l’encontre des manifestants.


La formation politique OBUTS condamne avec vigueur et désapprouve toutes formes de violences faites aussi bien aux forces de sécurité et de défense, qu’aux manifestants.
Elle appelle l’attention des autorités sécuritaires donneuses d’ordre, sur le contenu et le caractère insoutenable des images de violences faites aux jeunes. 
Les [donneurs d’ordre] en matière de gestion de la sécurité publique doivent tenir compte des conséquences de leurs décisions s’agissant des récurrentes exactions empreintes de cruauté qui sont infligées aux jeunes gens.
La formation politique OBUTS invite tous les acteurs politiques, les leaders d’opinion, et les médias, à faire preuve de retenue et de modération afin d’éviter à notre pays le chaos qui se profile à l’horizon si l’on n’y prend garde.


La formation politique OBUTS demande fortement au Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités aux fins de mettre sur l’heure, et définitivement, un terme aux "activités" notoirement illégales de tous les "groupes informels de sécurité" dans notre pays qui n’est ni un Far West ni un État voyou ! 
Car laisser prospérer les "activités" néfastes et illicites desdites « milices armées » s’apparentera à l’instillation du désordre, de la confusion, enverra du Togo une regrettable image d’un État de non droit et mettra en péril la paix et la cohésion nationales dans notre pays.
Factuellement, lesdites « milices privées armées » doivent avoir à l’esprit que le Togo étant un État de droit, les graves forfaits dont elles sont les auteures ne bénéficieront d’aucune immunité "fonctionnelle".


Enfin, la formation politique OBUTS exhorte toute la classe politique à agir et à œuvrer courageusement ensemble en faveur de la paix et d’un vivre-ensemble harmonieux.
L’ouverture rapide d’un dialogue politique inclusif, franc et sincère à même d’ouvrir la voie consensuelle en vue de l’adoption des réformes constitutionnelles à l’Assemblée Nationale est une perspective politique à rechercher ardemment.

Fait à Lomé le 20 Octobre 2017.

Le Président,
Agbéyomé KODJO

La formation politique OBUTS est très préoccupée par les développements de la crise socio politique que traverse notre pays depuis plusieurs semaines.

En ces circonstances, la formation politique OBUTS a pris connaissance avec le plus grand intérêt, du contenu du communiqué de presse conjoint rendu public le 4 Octobre 2017, par l’Union Africaine, la CEDEAO et le bureau régional des nations unies pour l’Afrique Ouest (l’ONUWAS) relativement à la crispation politique qui affecte notre pays, le Togo, et se félicite de la mobilisation ainsi entreprise par la communauté internationale y compris par l’Organisation Internationale de Francophonie (OIF).

Tout en saluant la volonté et la mobilisation de la communauté internationale, des organisations internationales, sous-régionales, ainsi que de l’organisation continentale (Union Africaine),d’accompagner le Togo vers une sortie de crise pacifique, la formation politique OBUTS estime que la consultation envisagée du corps électoral par voie référendaire bien que pertinente, méconnaît cependant, l’exception que constitue le contexte politique fortement tendu que traverse actuellement notre pays.

En l’état, une consultation par voie référendaire risque d’être longue dans sa mise en œuvre et substantiellement onéreuse dans son organisation matérielle. Pareille option ne constitue pas une solution immédiate et urgente tendant à conjurer le danger qui guette la Nation.

La formation politique OBUTS adjure le Chef de l’État de prendre en responsabilité, toutes mesures adéquates aux fins de décrispation du climat sociopolitique.

En opportunité politique, il échoit au Chef de l’État, de demander à l’Assemblée nationale, une seconde lecture du texte gouvernemental portant projet de loi relatif aux réformes constitutionnelles, en vue de son adoption par les députés.

La formation politique OBUTS demande en conséquence à la majorité parlementaire animée du seul souci de l’intérêt général, de concéder à l’opposition parlementaire l’exercice des prérogatives parlementaires qui lui sont ouvertes, conformément aux dispositions prévues par le Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale, en accueillant favorablement l’incorporation au projet de loi originel, de tous les amendements adéquats à portée réaliste.

La formation politique OBUTS rappelle que le mandat des députés de la Nation est un mandat représentatif à portée républicaine, qui a vocation à être au-dessus de toute considération partisane.

Fait à Lomé le 6 Octobre 2017

Le Président,

Agbéyomé KODJO

À Monsieur Messan Agbéyomé KODJO, Président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS)

 

Interview Réalisée par Sylvestre K. BENI (Rédacteur en Chef)

 

  1. Agbéyomé KODJO, Bonjour. Courant juin 2014 au Parlement, la formation politique UNIR a voté contre le projet de loi sur les réformes introduit par le gouvernement. Courant décembre 2014, la même formation politique a voté contre la proposition de loi introduite par l’opposition parlementaire. En juin 2016, [elle] bloque les travaux en commission des lois, proposant l’ajournement de l’examen de la proposition de loi ANC-ADDI. Mr. KODJO, quelle alternative possible pour qu’UNIR accepte de réaliser les réformes constitutionnelles et institutionnelles voulues par tous ?

 

AMK : Merci de nous soumettre à cet exercice qui nous offre en opportunité, l’occasion de nous prononcer sur des sujets qui préoccupent la classe politique togolaise, et plus généralement, le peuple togolais dans son ensemble.

 

Il vous souvient qu’en juin 2014, lors de l’étude du projet de loi portant réformes constitutionnelles et institutionnelles, introduit à la Chambre parlementaire par le Gouvernement, un « raidissement politique » est apparu à l’issue d’interminables débats parlementaires au cours des travaux en commission relativement à la faculté pour le Président de la République sortant, de briguer un 3ième mandat consécutif.

 

Pour l’opposition parlementaire ce fut un refus catégorique ; en revanche, pour la formation politique UNIR, la faculté tendant à rééligibilité dont pourrait bénéficier le Président de la République sortant constituait un préalable exigeant avant le retour à la limitation du mandat présidentiel à un quinquennat renouvelable une seule fois et au mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour l’élection présidentielle.

 

Face à l’enlisement de ce débat important pour l’avenir de la Nation, la formation politique OBUTS publia une tribune, aux termes de laquelle, elle affirma, que si permettre au Président de la République sortant de briguer un 3ième mandat était le prix politique à payer pour qu’advienne in fine les réformes constitutionnelles et institutionnelles, la formation politique OBUTS l’aurait sans hésitation, volontiers payé.

 

Nous n’avons pas été compris, et fumes l’objet d’attaques infamantes, de dénigrement, de calomnie et d’injures ad hominem.

 

En définitive, chacun observera qu’aucune réforme n’intervint avant la présidentielle du 25 avril 2015, et qu’en l’état, sur la base des dispositions de la Constitution togolaise en vigueur, le Président de la République sortant sollicita à nouveau les suffrages du peuple togolais, et s’est ainsi maintenu dans ses fonctions.

 

Pour autant, l’urgence et la nécessité de procéder à des réformes pour l’émergence d’une nouvelle page politique demeure. La proposition de loi introduite à la Chambre parlementaire par l’ANC-ADDI, vient d’être ajournée, dans l’attente nous dit-on des propositions de réformes issues des travaux de la Commission que préside Madame AWA NANA-DOBOYA.  Nous attendons la publication de son contenu, qui vraisemblablement fera l’objet d’un débat public, voire d’amendements avant d’être acheminé vers la Chambre parlementaire, et au besoin, soumis à une consultation référendaire.

 

Soyons patients, car en matière politique, la patience aplanit les montagnes. En temps opportun, nous aviserons en responsabilité. 

 

En tous les cas, le Togo ne peut plus faire l’économie de ces réformes constitutionnelles et institutionnelles et s’engager en l’état, dans de nouvelles joutes électorales desquelles résulteraient tensions et crispations dont le pays n’a pas besoin.  Nous avons besoin de préserver le pays contre des chocs extérieurs imprévisibles et de rassembler la Nation autour des défis multiples résultant d’un monde globalisé instable, en proie à de constantes mutations.

 

  1. Comme Gilchrist Olympio de l’UFC, vous estimez que le combat politique ne doit plus s’exprimer dans la rue, que c’est un choix politique contre-productif. Mr. KODJO, quels sont les moyens dont vous disposez aujourd’hui, vous opposition, pour l’effectivité des réformes au cas où, UNIR revient sur un non catégorique ?

 

AMK : C’est la banalisation des manifestations de rue qui a fourvoyé et décrédibilisé ce mode pacifique d’expression publique et de pression politique.  Dans le contexte actuel, la formation politique UNIR, ne me paraît pas habité d’intentions tendancieuses.  À supposer que se fasse jour, un soudain retournement politique qui s’assimilerait à une ascension vers la "roche Tarpéienne", il s’agirait à nul doute, d’une prise de risque politique dont les fâcheuses conséquences ne sauraient être mésestimées. 

 

Le Togo a besoin de la paix et de la sécurité pour se rassembler en confiance autour des impératifs pluriels du redressement national.

 

Tous nous devons y contribuer. C’est pourquoi, en responsabilité, nous en appelons au pragmatisme des uns et des autres, et à la mobilisation de tous pour des réformes justes et consensuelles qui épousent les aspirations d’une large majorité du peuple togolais.

 

  1. OBUTS, est un parti d’opposition. Son président dans les voyages officiels avec les membres du gouvernement togolais. Faut-il lire un geste d’ouverture politique pour l’intérêt national ou un ralliement à la mouvance présidentielle ?

 

AMK : Trêve d’exagération ! Ancien Premier Ministre de la République, ancien Haut serviteur de l’État et leader d’une formation politique régulièrement constituée et en activité, le devoir, la courtoisie républicaine et les convenances républicaines m’obligent à répondre toutes les fois que de besoin, aux sollicitations des pouvoirs publics sur des sujets d’intérêt national où mon expertise et mon expérience sont requises. En tout état de cause, il ne s’agit nullement « d’un ralliement à la mouvance présidentielle. » En revanche, retenez qu’en l’espèce, il s’agit précisément de discernement politique républicain.

 

  1. Le mandat social de Faure Gnassingbé contraste avec la volonté des jeunes togolais à quitter le pays à la recherche du bien-être social sous d’autres cieux. Monsieur le président, ne pensez-vous pas que les fruits de ce mandat social se font désirer ?

 

AMK : Manifestement les conditions de vie des togolais deviennent de plus en plus difficiles, malgré les efforts des pouvoirs publics. Le Chef de l’État en a pris la mesure et a déclaré au cours de son adresse de janvier 2017 à la Nation, qu’il instruirait les membres du gouvernement à produire des efforts plus marquants, afin que s’améliore le panier de la ménagère. Puissent ses vœux se traduire plus rapidement dans les actes concrets pour des conditions de vie meilleure au bénéfice de nos populations.

 

  1. Il y a quelques mois, des rumeurs annonçaient votre retour à la Primature. Mr. Agbéyomé KODJO, nouveau Premier ministre togolais, quels seront vos chantiers prioritaires ?

 

AMK : Nous sommes coutumiers des rumeurs et autres supputations au Togo. Je n’en dirai pas plus.

 

  1. En 2013, OBUTS n’a pas eu de sièges au Parlement ; en 2015, le parti n’a pas participé au scrutin présidentiel. 2018, c’est demain. Comment vous vous préparez pour les législatives prochaines

 

AMK : La formation politique OBUTS sera présente et activement représentée dans la prochaine compétition électorale. Elle s’y prépare avec méthode et espère faire son entrée dans la prochaine législature pour peu que nous parvenions à convaincre nos électrices et nos électeurs de la pertinence de notre offre politique.

 

  1. Puis, ce sera la conquête du fauteuil présidentiel

 

AMK : C’est le cadet de nos soucis ! Ce qui m’importe c’est de vivre dans un pays où les institutions fonctionnent harmonieusement, où la démocratie s’épanouit, où les droits de l’homme sont respectés, où l’institution judiciaire est vertueuse et pleinement indépendante, où une économie à forte croissance à deux chiffres profite à tous, où une société qui innove et progresse fait de sa jeunesse bien formée, connectée et consciente, un levier de ses ambitions.

 

  1. Vous seriez un grand ami du nouveau président français. Comment entrevoyez-vous la politique africaine d’Emmanuel Macron ?

 

AMK : N’exagérons rien. Monsieur Emmanuel Macron continue de séduire par l’originalité de sa démarche, de sa vision, les français et la communauté internationale. Je souhaite qu’il réussisse sa politique de transformation de la société française, et de relance de la construction européenne. Sa démarche politique devrait utilement nous inspirer afin que nous nous affranchissions de la confrontation stérile pouvoir/opposition, à tous égards nuisibles à l’intérêt général.

 

S’agissant des grandes lignes de sa politique africaine, il appartient à nos pays de faire preuve de lucidité et de vision dans la conduite des politiques publiques, de respecter les principes démocratiques, d’assurer par la bonne gouvernance les conditions propices au développement économique et social et au bien-être des populations.

 

9.Votre opinion sur le vote de la loi sur les communes.

 

AMK : J’incline à penser qu’il y a lieu de s’en réjouir car une étape importante du processus de décentralisation auquel aspire notre pays, vient d’être franchie. Pour autant, le nombre surabondant de communes créées, Cent seize (116) ; et l’empilement des structures communales ainsi engendré, pourrait (sous toutes réserves) à l’heure où l’intercommunalité prévaut partout à travers le monde, et à l’heure d’une approche pragmatique dans le management public, constituer en cette phase première, un "millefeuille administratif budgétivore" dans la conduite de la politique de décentralisation initiée par le gouvernement.

Je rappelle qu’en matière de décentralisation, les collectivités s’administrent librement et sont autonomes.

 

Au surplus, le projet de loi dont s’agit, fut adopté sans consensus ; l’opposition parlementaire ayant rejeté le texte, sur un sujet pourtant éminemment important relativement à une ambition politique partagée, portant revitalisation de nos collectivités territoriales et modernisation de la gestion communale. 

 

 

Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, merci

 

AMK : C’est moi qui vous remercie.

 

(*) L’intercommunalité est le regroupement de communes ou de municipalités en une structure légale en vue de coopérer dans un ou plusieurs domaines comme l’eau, les ordures, les transports, les infrastructures, le dynamisme économique d’un terroir, l’aménagement ou l’urbanisme.

 

 

Communiqué

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